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L'ascèse de l'évidence


 

 

Il est pénible de s'astreindre à écouter ce que l'on sait déja...  C'est pourtant un exercice salutaire, au petit matin, quand on ne sait pas tout a fait ce qui fait partie du rêve ou de la réalité... ou quand on sort d'une transe hypnotique.  Au cours des jours qui suivront, nous allons décrire le parcours archi-connu qui a mené l'humanité de la pénurie à l’abondance.

Un chemin qui a donc essentiellement conduit aussi de l’esclavage à la liberté - car  y a-t-il pire servitude que l’indigence ? - mais sans oublier que l’abondance qui libère est celle qui est désirés et qui vient permettre un dépassement.  Avec l’abondance est apparue, dans la société industrielle puis postindustrielle, le pouvoir et souvent la volonté, pour une élite auto-proclamée, de n’octroyer cette abondance à une majorité qu’elle préfèrait docile qu’en échange de la complaisance de celle-ci à ne pas réclamer cette liberté.

La liberté qui a fait route avec l’abondance a connu bien des embûches. On lui a souvent vu la corde au cou, mais jamais la tentation n’a été plus grande qu’aujourd’hui – novembre 2008 -  de réserver tous les efforts de progrès à une minorité de l’humanité, en traitant le reste comme un cheptel exploité, ou pire, comme une masse simplement encombrante à laquelle seul un vieux fond d’éthique suggère timidement de dispenser un peu de bienveillance.

En laissant savoir que l’argent ne vaut plus rien – et c’est bien le message des autorités monétaires américaines promettant aux Banques centrales des dollars en quantité « illimitée » - on a mis un terme à la société que nous avons connue depuis soixante ans, elle-même héritière de celles qui l’avaient précédée. C‘était une mort prévisible et annoncée.  Nous sommes désormais dans une société nouvelle que nous construirons comme nous le voudrons.  Mais dans les limites que nous impose le passé...

Nous allons poursuivre de nouveaux objectifs, mais nous n’échapperons pas aux exigences de la nature humaine, ni aux conséquences des gestes que nous avons posés. Nous retrouverons vite l’abondance – car tous les éléments réels en sont encore là, il ne s’agit que de les recombiner – mais il est moins facile de savoir quelle part de liberté nous retrouverons dans cette Nouvelle Société.

Dans les textes qui suivent, nous allons tenter de reconstituer le périple que nous a conduits là où nous sommes. Nous allons partir de loin et nous ne sauterons pas d’étapes. Nous n’allons pas apporter des révélations, seulement  faire le rappel de quelques évidences qu’on réussit presque à nous faire oublier.  Si tous les liens  que nous établirons vous semblent simplistes et indiscutables, bravo ! C’est que vous êtes sorti par vous-même de la transe où le système a voulu vous garder…  

En ce cas, surtout si vous êtes pressé d’agir et de changer le monde, vous pouvez sauter les billets qui suivront et lire plutôt l’un ou l’autre des textes du site Nouvelle Société  qui apportent des solutions concrètes. (http://nouvellesociete.org/00.html) Si vous ne lisez pas ces petits billets -  juste une capsule par jour, au lever ou au coucher - toutefois,  je vous suggère de les garder en réserve… 

Le chemin vers une Nouvelle Société est long et vous serez peut-être assailli par des doutes, en cours de route.  
Vous vous direz parfois que c'est trop gros.  Qu’il n’est pas POSSIBLE que ce soit si simple et si obscène, que la misère soit le résultat d’une politique sciemment appliquée,  que toutes les guerres soient fomentées pour en tirer profit, que toute l’information des medias soit un conditionnement pour donner du monde une image biaisée et que le jeu politique ne soit qu’un assemblage de complots pour manipuler…  On l'a dit et redit, c'est ennuyeux, simpliste et ce n'est donc sans doute pas vrai...

Quand vos yeux se fermeront seuls à l'ennui de l'évidence, ce qui est l'essence de l'hypnose ericksonnienne, c'est qu'on vous aura endormi.  Je vous invite à revenir alors ici, à ces textes, si vous ne les avez pas lus et à vous frapper la tête sur l'évidence jusu'à ce que celle-ci vous apparaisse. Vous verrez le monde sous un jour nouveau. Vous saurez alors que vous êtes éveillé.  Comme vous ne l'êtes aujourd’hui que si vous voyez clairement que l’argent ne vaut rien. Il faut partir du commencement

Pierre JC Allard



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