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SECTEUR SECONDAIRE - INTRODUCTION ET PROBLEMATIQUE


 

Préambule

 

Ceci est la premier d'une srie de cinq (5) textes séquentiels traitant du secteur secondaire de la production. On peut lire ce texte et passser alors au suivant par le lien «suite » clairement indiqué à la fin. On peut aussi aller au texte qui reprend intégralement ces cinq (5) texte sans interruption. Production : le secteur secondaire 

PJCA


 

0. INTRODUCTION

 

0.1 Production et secteur secondaire

 

On vit en société pour se protéger, mais aussi pour s'échanger des services. Il est dans la nature humaine d'associer le bonheur à la satisfaction des désirs et dans la nature des choses qu'il y en ait certains que nous puissions satisfaire par nos efforts, en « travaillant » ; on obtient plus de satisfaction pour moins de travail si l'on vit en société et qu'on s'entraide.

Il y a des services qu'entre sociétaires on peut se rendre directement les uns aux autres , mais il y en a ,aussi qu'on peut tirer des choses. Certaines choses sont naturellement utiles, il suffit de les prendre ; il y en a, toutefois, que l'on doit d'abord façonner, agencer, assembler. On peut les rendre utiles en y mettant un peu d'effort. On en fait des produits. Étymologiquement, produire c'est « rendre utile », «se servir de », « tirer profit de ».

La production et l'échange de services et produits entre sociétaires constituent l'activité économique d'une société. Le processus de fonctionnement et la structure qu'on met en place pour encadrer cette activité constituent, au sens large, le système de production de cette société. Produire, cependant, est une activité qui peut comporter une longue séquence d'opérations. Quand on plante, cueille, brosse, coupe, met en boîte ou sous vide une pomme de terre, qu'on la transporte et qu'on la vend, il peut être utile de scinder ce cheminement en ses composantes ; on a donc divisé traditionnellement le système de production en trois secteurs : primaire, secondaire et tertiaire.

Ce partage simple est aujourd'hui souvent remplacé, par des classifications par industries et professions, plus précises, mais dont l'utilisation ici ne nous apporterait rien et nous écarterait de notre sujet. J'ai donc conservé sur ce site la notion traditionnelle de « secteur », pour nous situer intuitivement dans la chaîne de production, mais souvenons nous que cette notion peut être ambiguë et qu'il y a parfois une bonne part d'arbitraire à fixer précisément les seuils où l'on passe d'un secteur à l'autre. Nous disons donc ici « secteur secondaire », mais nous ne définirons pas avec précision les bornes du secondaire, ni en amont ni en aval.

Disons seulement que le secteur primaire (711), en amont, a pour mission de mettre à notre disposition sous une forme commode les matières que la nature nous offre, sans trop restreindre le champ des utilisations qu'on peut en faire ; le secteur secondaire, dont nous parlerons ici , recouvre les opérations qui vont ensuite transformer ces « matières premières » en objets répondant à nos désirs spécifiques. En aval, mais sans exclure des chevauchements, le secteur tertiaire - que, par convention, on appelle parfois simplement « les services » - regroupe bien les services, professionnels et autres, mais aussi les activités de transport, de commerce, etc. Nous en traiterons dans un prochain texte (Texte 713).

Le secondaire transforme, façonne et assemble. Tel que nous l'entendons ici, il regroupe l'industrie, l'artisanat et la construction. Nous ne mentionnons l'artisanat que pour mémoire et nous parlerons peu de la construction, laquelle était au départ un cas d'espèce important de l'artisanat, mais devient de plus en plus, avec la généralisation du recours à des éléments préfabriqués, une industrie comme les autres. C'est surtout de l'industrie que nous allons parler. De la structure de l'industrie et des changements à y apporter.

C'est l'industrie qui sera notre sujet cible, mais nous n'hésiterons pas, comme nous l'avons fait lors de l'analyse du secteur primaire, à élargir le débat à des aspects qui strictement relèvent du secteur tertiaire, distribution et financement, entre autres, quand ceci nous semblera nécessaire pour donner une vision claire du fonctionnement de l'industrie dans une Nouvelle Société. Cela, sans renoncer à discuter plus en profondeur de ces aspects au texte suivant, lequel traitera spécifiquement du secteur tertiaire.

 

0.2 L'industrie

 

L 'industrie, au sens où nous l'entendons ici, est l'utilisation de machines, pour produire en masse. Depuis la révolution industrielle, c'est la seule façon sérieuse de produire et le reste devient folklore. L'industrie est au coeur de la production. Quand on pense « production », l'image qui vient spontanément à l'esprit est celle des matières premières qui entrent dans l'usine et des millions d'objets qui en ressortent. L'industrie est au coeur de notre société, à laquelle, d'ailleurs, elle a donné son nom. La structure, le fonctionnement, les valeurs mêmes de notre société sont fondamentalement conditionnés par deux (2) phénomènes, l'un économique et l'autre politique, qui découlent directement de l'industrialisation.

Sur le plan économique, ce sont les activités industrielles qui nous ont enrichis comme collectivité, grâce à l'effet multiplicateur des équipements industriels et à la productivité accrue qui en est résultée. Les machines permettent de produire plus avec moins de travail et ainsi l'on s'enrichit, puisque c'est le travail qui est finalement la source de toute valeur ajoutée. Qui s'enrichit ? Si on regarde la réalité des choses, et non l'image qu'en renvoie le miroir déformant de l'argent, celui qui s'enrichit RÉELLEMENT est celui qui jouit des services que rend l'objet produit. L'industrie permet de mettre ces services qu'on peut tirer des objets à la disposition d'une masse de gens qui n'y auraient pas accès si ces objets devaient être produits un à un.

Une masse de gens, car l'industrie n'est utile - et profitable à celui qui produit - que si l'on produit en série. Une production de masse exige une consommation de masse. L'industrialisation crée donc une situation bénie où le bien général se retrouve dans la trajectoire du bien particulier, puisque l'on ne peut s'enrichir avec l'industrie qu'en produisant pour les besoins et les désirs de ceux dont les besoins et les désirs ne sont pas déjà satisfaits. C'est l'intérêt commun des fabricants comme des consommateurs que les biens industriels soient consommés le plus largement possible. Il y a donc, dans une société industrielle, un consensus qui permet un enrichissement mutuel plutôt qu'un simple jeu à somme nulle.

Sur le plan politique, l'industrie a été l'incubateur de la démocratie moderne. L'industrie exige que des travailleurs divers collaborent à la production, dont chacun est indispensable et bien plus performante s'il travaille de plein gré. Chaque participant à la production acquiert donc, à la mesure de son utilité, un pouvoir qui n'est pas négligeable (*D-01). La nature humaine étant bien imparfaite, c'est sur ce pouvoir presque seul, hélas, que repose le respect social. Il ne faut donc pas penser que le citoyen moderne a plus de pouvoir parce qu'il vit en « démocratie », mais être bien conscients que nous allons vers plus de démocratie parce que nous avons plus de pouvoir et que ce pouvoir repose avant tout sur notre participation au processus productif.

La nature humaine ne change pas, toutefois, du seul fait que l'industrie impose une collaboration et donc une solidarité minimale. Enrichissement mutuel ne veut pas dire enrichissement égal ni équitable. L'investissement de la richesse dans le capital fixe à effet multiplicateur que constituent les équipements industriels a permis, il y a environ deux siècles, que ceux qui l'ont fait s'approprient pratiquement l'exclusivité de la création de la richesse et obtiennent alors en prime le pouvoir politique. C'est de cette appropriation qu'est issu le régime capitaliste libéral, puis néo-libéral, qui est encore celui de la société actuelle (710). On ne peut surestimer l'importance de l'industrie et de son évolution dans la genèse de notre société.

 

0.3 L'industrie à l'arrière-scène

 

Il ne faut pas non plus en sous-estimer l'importance quand on pense à la transformation de notre société : c'est sur ça que tout se joue. L'industrie est l'axe de notre société. Lorsqu'on change le système de production industrielle, on change la société. Si on ne le change pas, il n'y a pas vraiment de Nouvelle Société. Nous allons proposer ici un changement radical d'un système de production qui nous a apporté l'abondance. Est-ce que l'on ne devrait pas, au contraire, faire l'impossible pour atteindre nos objectifs sociaux sans modifier ce système ?

Cela n'est pas possible, parce que l'industrie, en comblant les besoins que nous avions au début de l'industrialisation, a du même coup modifié la nature essentielle de la demande. Ce n'est pas parce qu'il a été un échec qu'on doit changer le système de production industrielle ; c'est parce qu'il a atteint ses objectifs. Collectivement, nous voulons "autre chose" et, pour l'obtenir, ce système actuel est devenu non seulement inefficace, mais nuisible. Nos objectifs de production doivent s'adapter à une nouvelle demande et il faut changer le système pour atteindre ces nouveaux objectifs.

Le système de production industrielle ne va changer parce que nous voulons qu'il change. C'est l'évolution de la technologie et l'impact de cette évolution sur la hiérarchie de nos besoins à satisfaire qui a amorcé la transformation du système industriel et c'est cette évolution qui va en compléter la transformation, quelle que soit la résistance qu'on puisse lui opposer. Ce que nous proposons ici ne découle pas d'une volonté d'intégrer la révision du système de production industrielle dans une vision théorique d'un changement social; au contraire, il s'agit d'un faisceau de mesures pour gérer les conséquences et minimiser les inconvénients d'une transformation concrète de ce système qui est déjà bien avancée. Cette transformation n'est pas une conséquence, mais la CAUSE même de l'évolution sociale annoncée vers une Nouvelle Société.

Le point essentiel de cette transformation de l'industrie, c'est que, justement, elle ne sera plus le coeur de la production. Elle ne va pas disparaître - la production de biens manufacturés va demeurer tout à fait indispensable ­ mais, comme l'agriculture, il y a quelques générations, l'industrie va devoir céder l'avant-scène à la satisfaction d'autres besoins devenus prioritaires (*D-02). L'industrie produira moins, avec moins de travail, moins de ressources moins de capital investi , tout simplement parce que nous en sommes arrivés à cette phase du cycle où il ne s'agit plus principalement de combler une demande jusque-là insatisfaite, mais de veiller au remplacement des éléments vétustes d'un stock qui, pour l'essentiel, est déjà constitué.


 

PARTIE I

 

La première partie de ce texte comprend 3 chapitres. Elle décrit la situation actuelle en en posant la problématique, en la situant comme aboutissement d'un cheminement historique et en donnant quelques exemples su fonctionnement ahurissant du système de production industrielle actuel et des conséquences qui en résultent

 

1. PROBLÉMATIQUE

 

Notre production industrielle est le fleuron de notre civilisation et le plus grand succès de la courte histoire de l'humanité. Nous sommes passés, en deux siècles, de l'indigence à la capacité de produire en abondance pour tous nos besoins matériels. L'industrie continue aujourd'hui sur sa lancée et la productivité augmente tous les jours. Quand on veut modifier le système de production, ce n'est donc pas la fonction productive qui est mise en accusation , mais l'usage qu'on en fait, le rôle qu'on lui attribue et les dégâts matériels et psychiques qu'elle laisse dans son sillage.

Son usage et son rôle actuels ne sont plus ceux qui conviennent au secteur secondaire d'une société qui a atteint notre stade de développement. Ni aujourd'hui, quand cet usage à mauvais escient laisse la misère à son sort et dilapide nos ressources, ni demain, dans une économie qui aura accepté d'être devenue postindustrielle, où la demande première sera pour les services et où l'industrie se verra confier un rôle bien plus modeste. Il faut modifier cet usage et ce rôle et il faut aussi arrêter les dégâts.

Il faut résoudre les problèmes de la production industrielle. Les problèmes de sa structure, bien sûr, mais aussi les incohérences qui découlent d'une perversion de sa finalité même.

 

1.1 Finalité de la production

 

Un système de production doit avoir un but - une finalité - et une structure qui lui permette de l'atteindre. Il ne faut pas confondre problèmes de finalité et problèmes de structure, mais les voir clairement comme deux type de défis différents. (*D-03). Un système qui produit ce qu'on veut qu'il produise est adéquat ; une structure est efficace si elle atteint le mieux et le plus vite possible les objectifs qu'on lui fixe, avec la plus grande économie de ressources. Avons-nous un système de production industrielle adéquat et efficace ?

Il n'apparaît certes pas adéquat et efficace, puisque, de toute évidence, il ne satisfait même pas les besoins essentiels de l'humanité. Un système de production peut-il avoir d'autre finalité raisonnable que la satisfaction des désirs, particulièrement des « besoins », lesquels sont les désirs que celui qui les éprouve juge indispensables ? N'est-ce pas là sa seule raison d'être ? Cette incapacité du système à satisfaire nos besoins est le problème fondamental que notre société doit résoudre !

Cette incapacité à produire ce dont nous avons le plus besoin est une faille du système de production. Une faille ou une infamie. Pour combler cette faille, il est indispensable de se demander d'abord si c'est la structure de production qui est inefficace ou qui s'est fixé une mauvaise cible . ou si c'est le mandat qu'on lui a donné et donc sa finalité qui est déraisonnable.

Le dispositif de production de notre société prend pour cible formelle de satisfaire la « demande effective ». Ce n'est pas inusité ; c'est ce qu'on faisait bien avant que ne naisse l'industrie. Mais notre société opulente est gérée de telle sorte que la demande d'une énorme partie de l'humanité pour les biens essentiels à la vie n'est pas effective. Est-ce la cible qu'il aurait fallu changer quand l'industrialisation a laissé entrevoir la possibilité de l'abondance ? Nous ne le croyons pas. (411) Est-ce la façon d'atteindre la cible qui est inepte ? Ou le problème est-il au palier de ce qu'on VEUT vraiment produire ? La réponse qu'on apporte à cette question modifie du tout au tout les mesures à prendre pour corriger la situation.

La finalité normale de la production est de satisfaire les désirs. On s'attend de l'industrie à ce qu'elle réponde à nos demandes. Le fait-elle ? Il semble qu'elle s'ingénie à ne PAS le faire. Nous voudrions que l'industrie produise ce que nous voulons. Nous voudrions aussi qu'elle distribue, en échange du travail qu'elle exige pour produire, un revenu qui permette d'acquérir ce qu'elle produit et que s'élargisse donc sans cesse le nombre de ceux, ici et ailleurs, dont la demande devient effective. Effective en raison de leur participation à l'effort commun et non par le biais d'une charité qui en fait des exclus. Nous voudrions que la production innove et s'adapte à une demande dont nous savons qu'elle change au rythme de la satisfaction séquentielle de ses priorités. Nous voudrions que la satisfaction soit toujours obtenue avec le minimum possible d'effort et que toute production ne consomme que le minimum possible de ressources humaines et matérielles.

 

1.2 Le système contrariant

 

C 'est exactement le CONTRAIRE que fait notre système de production industrielle. Notre système ne produit même pas pour les besoins essentiels de l'humanité, fait porter le poids de la production par une partie décroissante des participants potentiels et multiplie les exclus, fait tout pour que demeurent inchangées les modalités de production et la nature essentielle des produits offerts, traite la production comme une source de travail plutôt que le travail comme un facteur de la production et dilapide les ressources naturelles, risquant de transformer une partie de la planète en désert et le reste en poubelle.

La seule bêtise, pas plus que l'ineptie de sa structure, ne suffisent à expliquer une telle divergence entre les extrants d'un système et sa finalité. Il faut donc prendre pour hypothèse de travail que notre système de production a été insidieusement orienté vers une autre finalité que la satisfaction de nos désirs. Ce qui étaye cette hypothèse, c'est que, non seulement l'industrie ne produit pas pour les besoins prioritaires de l'humanité, mais que ceci n'est que le cas extrême d'une déviation systémique : elle ne vise même plus la cible formelle qu'on lui avait fixée : satisfaire les désirs de ceux qui ont l'argent suffisant pour acquérir ce qu'elle produit. L'INDUSTRIE NE PRODUIT PLUS POUR LA DEMANDE EFFECTIVE.

L'écart entre ce que veut la demande effective et ce qu'on lui offre va sans cesse s'élargissant. On ne peut donc pas remettre en cause la demande effective comme cible, puisque celle-ci est elle-même négligée, pas plus que nos processus de fabrication donc la productivité est croissante. Il faut faire le constat que l'inadéquation entre la production et notre satisfaction résulte d'un choix.

Il semble que subrepticement - et sans en changer la cible formelle qui demeure de répondre à la demande effective - on ait donné au système de production industrielle une autre finalité que de satisfaire nos désirs. Un système de production qui ne prend pas pour finalité la satisfaction des désirs, cependant, est détourné de sa fin naturelle. Un conflit est alors inévitable entre ceux qui l'utilisent à mauvais escient et ceux qu'il ne cherche plus alors à satisfaire. Notre système de production industrielle a un problème de finalité et ses objectifs sont inadéquats. Nous verrons plus loin en détail pourquoi.

 

1.3 Structure et fonctionnement

 

L'industrie n'a pas qu'un problème de finalité, toutefois, mais aussi un problème de fonctionnement. Sa structure ne permet pas au système de production d'atteindre ses objectifs par le meilleur chemin et de la meilleure façon, en faisant une utilisation optimale de ses intrants. Cette structure est inefficace, puisqu'elle ne semble plus pouvoir produire quoi que ce soit qu'au prix d'un SCANDALEUX GASPILLAGE DE RESSOURCES. Gaspillage d'énergie, gaspillage de matières premières - dont certaines non renouvelables - et, surtout, gaspillage de travail.

Ceci est un problème de structure et de fonctionnement. C'est un vice qui n'est pas indépendant du but qu'on assigne à la production, mais qui ne sera pas résolu entièrement du simple fait qu'on aura redonné au système sa finalité naturelle. Il faut qu'on en tienne compte dans la restructuration de l'industrie et ce n'est pas un problème secondaire.

Parce que notre système de production industrielle ne satisfait pas les besoins essentiels de l'humanité, cette incongruité retient toute l'attention et les aberrations de sa structure et de son fonctionnement disparaissent derrière l'horreur des injustices commises : les crimes du système nous font oublier ses erreurs. Mais la complaisance n'est pas de mise face à ces erreurs, car, même si on en corrige la finalité, l'industrie ne nous livrera tout ce que notre développement technique nous donne le droit d'en attendre que si la structure en est efficace.

Sans oublier que l'industrie est détournée de sa fin et que les conséquences en sont tragiques, nous allons donc nous pencher aussi sur les facteurs qui biaisent l'utilisation que fait l'industrie des ressources dont elle dispose. Ailleurs sur ce site, nous parlons surtout de justice; ici, nous allons aussi parler d'efficacité. Pourquoi, après deux siècles et plus d'industrialisation techniquement triomphante, nous retrouvons dans une situation paradoxale d'inadéquation et d'inefficacité au moment du succès et de l'abondance ?

Pourquoi la structure de production industrielle ne s'auto corrige-t-elle pas spontanément pour produire ce qu'une nouvelle demande - pourtant effective - voudrait qu'elle produise ? Pourquoi la dilapidation de nos ressources humaines et naturelles est-elle non seulement tolérée, mais encouragée ? Pourquoi ceux qui possèdent la structure de production industrielle en retardent-il l'évolution, non seulement nécessaire mais inévitable.? Quels sont les intérêts et les motifs de ceux qui font tout pour que le système de production gaspille et ne s'adapte PAS à l'évolution de la demande ?

Pour des motifs inacceptables, mais parfaitement rationnels, nous avons un système de production dont la finalité naturelle a été pervertie. Nous verrons dans les textes suivants pourquoi ils l'ont été et comment.

 

Pierre JC Allard


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Suite

 

Nous expliquons au texte suivant, avec un clin d'oeil à San Antonio, par quel cheminement historique nous en sommes arrivés à la situation actuelle.

Ceux qui préfèrent continuer et en arriver plus rapidement à la description de nos problèmes concrets peuvent passer directement au texte subsquent en sautant le volet historique; ils risquent seulement de ne pas saisir immédiatement le sens d'expressions comme « niveau de consommation globale effective ».

Si seules vous intéressent les solutions, vous pouvez sauter le reste de la Partie I, me croire sur parole quant à la nature de nos problèmes et aller directement au Premier chapitre de la Partie II où vous trouverez des recommandations concrètes.

 


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