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Le test de la démocratie


 

1. Le Gouvernement est-il vraiment élu par une majorité de la population ou le mode de représentation (proportionnel, majoritaire à un tour, etc) permet-il qu'un parti puisse accéder au pouvoir avec une simple pluralité des voix ?

2. Le Gouvernement élu contrôle-t-il TOUTES les fonctions vitales de l'État ou un pouvoir important, surtout militaire ou financier, est-il délégué dans la réalité à des fonctionnaires ou autres acteurs non-élus et en fait inamovibles) ?

3. Existe-il une garantie que le Gouvernement agira dans la ligne du programme sur la base duquel il a été élu, ou au moins une procédure efficace qui permette de le ramener à l'ordre s'il s'en écarte ?

4. S'assure-t-on préalablement, par sondage ou consultation, que les projets de lois soumis par le Gouvernement correspondent bien aux vux de la population ? La population peut-elle contribuer à la genèse des lois ?

5. Les individus et partis qui proposent des solutions nouvelles sont-ils accueillis par les médias, leurs idées sont-elles diffusées sans biais et la population est-elle incitée à les écouter avec respect ?

6. La couverture médiatique, en tout temps mais surtout en période électorale, est-elle équitable, factuelle, impartiale, sans égard aux ressources financières des divers partis et candidats ?

7. Le citoyen qui, entre deux élections, est en désaccord avec les positions qu'adoptent le Gouvernement ou son député peut-il le leur faire savoir et, à la limite, prendre des mesures pour les révoquer ?

8. Les idées minoritaires, véhiculées souvent par de petits partis et qui pourraient constituer des alternatives à la politique du Gouvernement, sont-elles formellement soumises aux législateurs et présentées correctement à la population ?

9. Y a-t-il une démarche expéditive qui permette de protester, si le gouvernement abuse de son pouvoir ou si l'administration, sans contrevenir ouvertement à la loi, l'ignore, la dénature ou en retarde indûment l'application ?

10. L'État laisse-t-il à des instances intermédiaires tous les pouvoirs requis pour que soient satisfaits, en autant qu'ils sont compatibles avec les droits de la majorité, les désirs légitimes des minorités et des dissidents ?

 

Si on ne peut pas répondre OUI à chacune de ces questions, on ne vit pas dans une véritable démocratie. Souvent, hélas, à toutes ces questions, la réponse est NON.



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